Dérives sur les réseaux sociaux : maladie ? symptômes ? Additif

Les réseaux sociaux sont-ils la maladie où le symptôme de nos sociétés ?
Hervé Resse répond à la question, dans cette passionnante série d’articles à suivre.

Additif… quelques sujets récurrents, qui sur les réseaux sociaux, sont autant de champs de mines à ciel ouvert !

  • L’écologie, les questions du climat, puis par extension, la place de l’automobile dans la ville ; et depuis peu, la consommation ou non de viandes, évoquant je l’ai dit la souffrance animale. J’ai découvert le terme « carniste » qui rime à merveille avec « sexiste », « intégriste » « raciste ».

  • A la question du ou des racismes, s’ajoute celle d’un antiracisme devenu lui-même raciste, dès lors qu’il vient à contredire l’idée de « racialisations » des personnes s’autodécrivant comme « racisées », essentialisées à cet égard, victimes par nature, face aux « suprémacistes » blancs.

  • D’autant que l’Amérique a élu un président dont le moins qu’on puisse dire est qu’il ne choisit pas sur ces sujets, comme sur d’autres, une voie rassembleuse. C’est un euphémisme.

  • L’importation permanente du conflit israélo-palestinien, nourrit chaque jour un nombre impressionnant de bombes qui dans la vraie vie ne sont pas toujours à retardement : radicalisation, antisémitisme, sur fond de ghettoïsation des périphéries urbaines.

  • Sur quoi se greffent les mille et une questions autour des religions, leur coexistence. Les méfiances qu’elles suscitent sont aussitôt assimilées à un rejet global, qu’accompagne l’inévitable suspicion de « phobie », avec ou sans « stigmatisation ». C’est la fameuse « cage aux phobes » qu’évoquait le regretté Philippe Muray.

  • La thèse d’un racisme d’État, survivance du colonialisme trouve désormais une place inédite dans certaines sphères associatives et syndicales. Des réunions interdites aux « blancs » y sont organisées. Suggérez-vous que l’inverse serait extravagant ? Cela vous désigne comme oppresseur.

  • Des religions, découlent des conceptions manipulatrices ou déformées de la laïcité, parfois présentée comme garant de la liberté de conscience, mais bien plus souvent comme une survivance du colonialisme. Ou comme outil d’oppression spécifique des seuls musulmans. Ou encore, comme une aberration doublée d’une arriération, qu’il faudrait supprimer pour s’appuyer sur le modèle communautaire anglo-saxon, nord-américain.

  • Proposition paradoxale puisque ce sont souvent les mêmes qui défendent l’idée que ce modèle nord-américain est suprématiste blanc, donc oppresseur de quiconque ne l’est pas.

  • Autres thèmes brûlants l’immigration, les migrants, leur accueil : faut-il intégrer, assimiler, cohabiter ? Dans une démocratie, aucun sujet ne devrait être tabou ; soit. Mais à condition de tous penser pareil.

  • Ajoutons la question du féminisme, ou plutôt DES féminismes, chapelles qui se rejettent mutuellement, toutes en quête de légitimité, mais surtout de prééminence, avec dotations de fonds publics à la clé.

  • Féminisme laïc, religieux, ou libertarien. Votre féminisme, vous le voulez avec ou sans voile ? D’ailleurs, en tant qu’hommes blancs cis-genres, êtes-vous légitime à vous exprimer sur ce sujet ? Cela aussi est nouveau : chacun ne serait plus autorisé à défendre un point de vue en tant que citoyen ; et ne serait légitime qu’à condition d’être directement concerné par le sujet traité.

  • Ajoutons maintes questions liées à l’éthique, au genre ; à l’homosexualité, qui peut devenir « oppression » s’il on parle « d’homosexuels blancs »

  • Le mariage pour tous, à la PMA ou la GPA, avec ou sans novlangue associée.

  • Et plus largement, tous les sujets où l’on oppose à la loi une morale (voire un ordre moral) prétendument supérieure.

Autant de thématiques où l’agora est devenue un ring.


Hervé Resse, est blogueur, chroniqueur, coach. Retrouvez sa plume sur son blog professionnel Communiquer-Transmettre et sur cette très belle série d’articles 7×7.press.

Une réflexion sur « Dérives sur les réseaux sociaux : maladie ? symptômes ? Additif »

  1. « l’agora est devenue un ring »
    Conclusion parfaite d’une série éclairante. Où l’on constate que ces réseaux, sensés nous rapprocher, sont des champs minés pour les gens de bonne volonté, et des terrains de jeux extraordinaires pour ceux qui vivent pour et par la polémique.
    Môssieur, je ne sais comment vous remercier, sinon en vous gardant ici une place au chaud. Votre plume sera toujours la bienvenue.

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